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septembre 2021

[La Revue des Mines #513] Aux champs de recherche...

 “Que faut-il pour qu’un centre de recherche prospère ? D’abord et avant tout des conditions internes favorables au travail créateur. […] En second lieu, des contacts fréquents, permanents, avec d’autres ingénieurs, chercheurs, savants. […] Il faut avoir soi-même éprouvé ou ressenti ce que de tels contacts apportent pour concevoir leur absolue nécessité. […] Quelques simples phrases échangées, et voilà résolus les problèmes sur lesquels Dupont bute depuis quinze jours et qui, sur une question analogue, ont retardé Durand de huit mois.” 1
C’est ainsi que Pierre Laffitte défend cette fertilisation croisée qui sera l’une des idées-forces de son parcours. Et, d’ajouter, plus tard, alors que Sophia Antipolis est une réussite : “Notre mission, aujourd’hui comme hier, est de mettre les gens en relation : l’inventeur avec le financier, le candidat à la création d’entreprise avec un éventuel partenaire industriel, un chef d’entreprise avec telle institution publique française ou étrangère.2

L’une des raisons d’être de La Revue est précisément de favoriser ces mises en relation : donner la parole à des personnalités, traiter d’un sujet de fond, mettre en avant des initiatives, contribuer à des choix professionnels, valoriser les événements des Groupes et des Clubs, relayer l’actualité des Écoles et des Associations… et faire appel à vous pour publier !
Nous sommes convaincus de la richesse de projets et de parcours de la communauté des Mineurs : élèves ingénieurs, doctorants, enseignants, chercheurs, jeunes promotions, Mineurs aux activités professionnelles étendues, Groupes, Clubs, engagements personnels, les possibilités d’échanges et de synergies sont inattendues et ne demandent qu’à fructifier plus encore.

Dans cet esprit, ce numéro de La Revue inaugure la rubrique “Les Mines et la recherche”. La recherche dans les Écoles des Mines est aujourd’hui bien présente : plus de 80 % des enseignants ont des missions de recherche, 15 à 20 % des diplômés poursuivent en thèse, les équipes de recherche comptent plus de 500 doctorants, avec des domaines – logiquement issus de l’histoire des Écoles – qui se sont élargis (santé, innovation, économie, management). Et il ne tient qu’à nous à ce que ce foisonnement soit mieux connu et vienne susciter davantage d’intérêt pour des partenariats industriels et des financements.

Le record Urbanloop, la plateforme #FutureMedicine et la participation au Monaco Energy Challenge : 3 réalisations récemment relayées dans la presse, qui appellent derrière elles d’innombrables innovations en gestation !

Le mot de la fin revient bien évidemment à Pierre Laffitte :
La sagesse, c’est de prévoir juste, longtemps et d’avance, donc quand la majorité des esprits vous donnent tort, et de percevoir de façon souple, sans excès, avec tolérance mais ténacité. Aujourd’hui, il faut miser sur un avenir humaniste. Les techniques de demain sont liées à la qualité de la vie, et l’homme, seul moteur de toute création scientifique ou culturelle, doit rester au centre de toute réflexion.”2

Dont acte ! Souhaitons que les convictions et l’engagement de Pierre Laffitte continuent à imprégner nos quotidiens.
Bonne lecture.


DIDIER PERRIN (P85), Rédacteur en Chef

 

1. Le Monde, “Le Quartier latin des champs”, par PIERRE LAFFITTE, Publié le 20 août 1960 – https://bit.ly/Mines513-E1
2. Le Monde, entretien avec Pierre Laffitte, “Les conseils de Monsieur Technopole”, Publié le 3 septembre 1986 – https://bit.ly/Mines513-E2

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